Comment se débarrasser du sentiment de culpabilité et se sentir plus libres?

Feb 17, 2021

Faites entrer l’accusé

La culpabilité, cousine de la honte, nièce du regret.
Mais, en vérité, qu’est-ce qui se cache derrière ce terme ?

Selon les psychologies, c’est la transgression d’une règle morale que NOUS avons adoptée ou choisie. Selon mon ami Larousse, la culpabilité est un sentiment de faute ressenti par un sujet, que celle-ci soit réelle ou imaginaire. Réelle ou IMAGINAIRE !?

Quoiiiiiii ?! Il est possible de culpabiliser sans raison concrète ? Quelle drôle d’affaire…

 

 

Huis clos

En clair, la culpabilité est surtout le résultat de ce que nous nous racontons lors de nos discussions entre nous et nous-mêmes. Le fait de ne pas être alignées avec nos valeurs et nos inspirations a la triste conséquence de nous faire culpabiliser, toutes seules, comme des grandes.

Donc nous aurons beau pensé que l’enfer, c’est les autres ; en réalité, personne ne peut nous faire culpabiliser, si nous-même ne l’avons pas « décidé », au préalable.

Vous allez peut-être culpabiliser de manger la dernière part de gâteau. Pas moi.
Vous allez peut-être culpabiliser de ne pas appeler votre Tante plus souvent. Pas sa fille, dont le dernier appel date de l’IPhone 2.
Vous allez peut-être culpabiliser de prendre une demi-journée de repos. Pas Mélania, because she really does not care, so why would you?

 

Avocat du diable

Alors, faut-il condamner la culpabilité à perpétuité ?

Evidemment, non, car comme toutes les émotions, elle a son utilité : nous connecter à notre humanité, aux autres. C’est la preuve (parfois trop intense) que nous sommes empathiques.

Comme toujours, il s’agit de trouver le juste équilibre, ou la belle harmonie.

 

Procédure pour l’innocenter

Etat des lieux

 Je sais, je radote, mais comme toujours : be aware !!
Car la culpabilité est quelque peu sournoise.  C’est un sentiment confus et diffus.

Alors dès que vous ressentez un inconfort, posez-vous la question :
>> qu’est-ce qui fait que je me sens coupable ?
>> quelle est la valeur que j’ai l’impression de bafouer
>> quelle envie suis-je en train de refouler ?

Plus vous revenez dans le conscient, plus il est facile de mettre des limites.

Conscience et présence.



Jurisprudence

Utilisez les excès de culpabilité du passé et leurs apprentissages :
Les fois où vous avez culpabilisé inutilement ou pour des personnes à qui vous ne parlez plus.
Toutes les culpabilités que vous regrettez.

Devenez votre Garde des Sots, enfin des sottises, pour que cela ne se reproduise pas autant à l’avenir.

>> Faites un procès-verbal ou un journal écrit, notez, souvenez-vous de ces culpabilités ratées pour que votre cerveau limite la casse lors des prochaines occasions.

Expérience et résilience.

 

Silence ou je fais évacuer la salle !

La culpabilité, tout comme l’anxiété ou encore, la positivité sont des habitudes, que nous pouvons faire pousser ou désherber.

>> Quand vous vous sentez partir en mode «où est mon fouet, j’ai le dos qui me gratte », écoutez votre culpabilité un moment mais ne la laissez pas gronder et radoter en illimité.
En clair, reprenez les rênes de vos pensées, faites-la taire.

Prudence et silence.

 

Clause de bonne conduite

Nous culpabilisons souvent car nous sommes déçues d’un comportement. Nous devons accepter que nous ne sommes pas aussi parfaites que nous aimerions l’être (note : la perfection n’existe pas).

Nous aimerions être l’amie idéale, la femme parfaite, la collaboratrice impeccable :
là pour les autres,
disponible 32 heures par jour ;
qui n’oublie rien, sauf elle-même ;
sans attente et sans envie…

Sauf que le monde dans lequel nous sommes la Reine des Bisounours n’existe pas vraiment, vraiment.  Il est donc important d’accepter de ne pas tout maitriser et de s’apprécier avec ses bons et moins bons côtés.

>> Remplissez votre cœur d’estime pour vous, d’acceptation pour tout, cela laisse moins de place à la culpabilité.

Confiance et clémence

 

 

Responsable mais pas coupable

Même en cas de force majeure, nous arrivons à culpabiliser.

Votre voisine a besoin de faire garder son chien et vous lui dites non.
Parce que vous êtes au bout du rouleau, à l’autre bout du monde, au bout du bout. Tant de raisons logiques et pourtant, votre refus d’obtempérer vous ronge. C’est le problème lorsque nous décidons mais nous n’assumons pas.

>> Dans les cas compliqués, verbalisez (à l’autre ou au moins, à vous-même) :
J’assume de dire non.
J’assume de garder mon temps libre/mon énergie pour moi
J’assume…
Et répétez-le à chaque fois que la fibre culpabilisante refait surface.
Car votre décision est la vôtre. Vous n’êtes pas coupable, mais responsable.

Conséquence et cohérence

 

Faire appel

Lorsqu’il est vraiment compliqué de prendre du recul, parlez aux autres, à un coach (oui, oui…). Trouvez votre Conseil de surveillance qui sera là pour vous baliser le chemin et vous verbaliser si cela devient malsain.

Surveillance et indulgence

 

Voilà, Mesdames, Monsieur, les jurés. Votre Honneur qui me lisez,

Je vous demanderai de la clémence envers-vous-même et la relaxe de la prévenante pour bonne conduite. Elle a tout de même lu cet article jusqu’au bout, cela prouve bien qu’elle souhaite mettre un terme à une culpabilité démesurée.

Reconnaissance et réjouissance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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