Décisions en temps de crise ou comment éviter une traversée du désert

Sep 06, 2021

Le mot grec krisis vient du grec et a plusieurs significations :
« action de distinguer », « action de choisir », « action de séparer » et « action de décider ».
Bref, une crise peut être considérée comme un risque ou comme une opportunité à prendre de nouvelles décisions, de nouvelles directions.

Une crise aussi difficile qu’elle peut être est aussi l’opportunité de découvrir de nouvelles vues, voies… vies car elle nous fait sortir de nos sentiers battus et, parfois, trop balisés.

Alors arrêtons de baliser et commençons un joli voyage d’exploration….
Traversée du désert ou rencontre avec soi, nous décidons.



L'esprit nomade, un état d'esprit

Acceptation versus résistance.
"Même en plein désert, il prenait ombrage de tout." Langlois


Crise
 aiguë

Quand la crise est à son paroxysme (de douleur, de peur, de malheur… ) difficile de voir plus loin que la prochaine dune. Mais une chose est sûre :
Vouloir résister à une crise, c’est prêcher en plein désert. Cela ne sert à rien.

Une crise dure tant que nous la combattons, tant que nous voulons retourner à « comme avant », « à la normale ». Tant que nous n’acceptons pas que nos plans puissent être bousculés, que nous ne maitrisons pas tout.

Arrêter de nous battre pour retrouver le passé et décider d’un nouveau futur, c’est mettre fin à la crise. C’est nous offrir la possibilité de construire un nouveau futur, une nouvelle ère.


Growth mindset et fixed mindset

Dans son livre," Mindset"Dr Carol Dweck présente 2 types d’états d’esprit :

  • Ceux qui ont un état d’esprit de développement (appelé “growth mindset” en anglais) et
  • Ceux qui ont un état d’esprit fixe (fixed mindset).

Les premiers vont trouver les opportunités dans chaque situation ; ils sont curieux et leur tartine tombe toujours du côté sans beurre et confiture.
Les autres pensent que le monde, les neurones, la vie sont aussi souples et doux qu’un cactus. Leur tartine tombe toujours du côte beurré (sans confiture car la vie ne doit être sucrée).

Grande nouvelle, le growth mindset s’apprend.
Et autre grande nouvelle : même les cactus offrent de douces surprises : 
des fleurs et des figues.
La douceur et la beauté se trouvent là où nous les cherchons.


Vivre ou survivre ? Gérer ses denrées et ses pensées
"Va au désert, non pour fuir la vie mais pour l'y trouver." Proverbe Touareg

La condition sine qua non pour arriver à bon port, c’est de savoir gérer son endurance (physique, mentale,…). Or, en temps de crise, un réflexe humain est de dilapider son énergie sur tout et, surtout, sur n’importe quoi.

>> Un exercice intéressant est : la zone d’influence et zone de non influence

Notez toutes les choses qui vous prennent la tête, vous inquiètent, … Tout ce que vous comptez avant de vous endormir au lieu de compter les méchouis, enfin, les moutons.

Dessinez un cercle dans lequel vous notez tout ce qui est en votre pouvoir : vos pensées, vos actions,…
Dans l’autre, notez ce qui relève de «mektoub, inch allah ». La météo, le comportement des autres, le nombre de calories dans les glaces Ben’n’Jerry…

Puis, entrainez-vous à focaliser vos pensées sur le premier cercle et à accepter le deuxième.

 

Soyez le fennec de votre vie

Se réinventer :
"La solitude sur mer ou dans les déserts fait qu'on se connaît bien." De Kersauson

Vous ne vous sentirez jamais perdue, si vous êtes votre propre étoile polaire.
Celle qui guide dès que la nuit tombe ou que la joie solaire s’éteint.

Avoir confiance en soi, c’est se fier à ses sensations, croire à ses intuitions, honorer ses hésitations. En cas de difficultés, le Touareg ne peut pas appeler un ami, demander au public ou faire un 50-50, non, il doit avoir foi en lui et en la vie.

Que ce soit en temps de crise, si vous êtes indécis ou sur la défensive, sachez que le meilleur réflexe sera d’aller puiser vos ressources intérieures. Ce sont les meilleures. Non pas qu’elles soient parfaites mais elles sont en phase avec vous et vos valeurs.

>> Apprenez à vous écouter ; passer du temps dans le silence du désert (en tous les cas, loin du brouhaha de la civilisation, des médias, des bavardages, des cancans, des notifications, des réseaux pas sociaux, etc…) et observez-vous.

Prenez conscience de vos pensées, des signaux que vous envoie votre corps, des crispations… et agissez en fonction de cela, non pas en fonction des informations balancées par l’extérieur.

 

Destination vs chemin :
"Que sait du désert celui qui ne regarde qu'un grain de sable ?" Erik Orsenna

Rouler sa bosse

Ce qui compte, c’est où vous voulez arriver, pas comment.
Les crises nous forcent à nous adapter alors soyez intransigeantes avec votre objectif mais flexibles sur les moyens employés (dans la limite des lois. Tout de même).


Ré-apprenez à définir des objectifs :

  • Avoir des objectifs annuels, mensuels mais surtout hebdromadaires (blague de Jules Verne qui me fait blatérer de rire) et quotidiens.
    Car de savoir si vous pourrez enfin vous installer dans une oasis dans 5 mois reste incertain... Mais acheter une tente cette semaine est beaucoup plus probable. 
  • Limiter l’intervention divine ou les conditions extérieures en définissant vos objectifs correctement. Pour cela, choisissez des actions qui dépendent de vous:
    Ex : demain, j’irai marcher 20 minutes vs demain, je bougerai 20 minutes.

    Si la canicule est intense ou les pluies torrentielles, difficile d'atteindre votre objectif de la marche mais vous pourrez toujours bouger, quoiqu'il arrive.


Célébrer les périodes de chameaux maigres

Car il faut bien admettre : c’est pendant ces périodes compliquées et difficiles que nous apprenons le plus sur nous et nos capacités.

>> prenez un moment pour lister toutes les compétences, expériences, délivrances vécues lors de crises précédentes ou situations stressantes :
Qu’avez-vous appris de vos échecs ? de vos objectifs non atteints ?

 

Prendre la responsabilité d’avancer
"Le mieux est de marcher. Car la vie est une traversée du désert." Chatwin

Acceptation ne veut pas dire pas dire inaction.
Résilience ne signifie pas être aveugle obéissance.

Une victime courbe l’échine. Une exploratrice se déchaine.
Le fataliste collectionne les excuses, l’humaniste trouve les solutions.
Car l’humaniste aime, respecte et honore la vie.

Si l’être humain avait déposé le silex à la moindre goutte de pluie ou garder une attitude « c’était mieux avant », nous serions tous en train de manger cru et de porter des crinolines (moins de pression à avoir la fesse ferme, quand même…).

Mais non, la vie est un beau voyage initiatique, rempli de moments magiques.
Cependant, personne ne vous oblige à bourlinguer. C’est vous qui décidez.

>> Quel que soit le rôle que vous décidez de vivre, décidez en pleine conscience.
Qu’importe ce que vous décidez mais ne jouez pas les victimes. Ce rôle rend molle des neurones (et là, même la crinoline n’y peut rien).

 

Dans les bagages de la caravane

La beauté de la vie
"Vivre sans admirer m'a toujours paru le pire des déserts." Maurice Druon

Même pendant les traversées du désert, il y a toujours des oasis.
Pour les faire surgir pour rapidement : gratitude et bienveillance.

Et faire attention à avoir une vie des plus équilibrées pour avancer même sur les chemins chaotiques.

  

Positivité
"Ah, celui-là, avec son optimisme, il ferait fleurir un désert..." Teulé
 

« Ah, sahara, sahara, … » (à changer sur le thème de « ah ça ira, ça ira…)

Continuer à rêver quoi qu’il arrive :

  • faire des projets pour maintenant et pour plus tard
  • faire une nouvelle bucket list/liste de rêves plus adaptée aux circonstances
  • rêver, visualiser, sans courir après les mirages (du passé et du « revenir comme avant »)
  • partager, se connecter aux autres, redonner, aider… pour faire fleurir son cœur.

 

Voyager léger

Se délester des fardeaux qui ralentissent : personnes, rancœurs, habitudes…
Tout ce qui vous laisse la gorge sèche et nouée.

Pour vous protéger des vampires du désert, en fait, les vampires universels : vade retro

 

Pour rappel : une crise, c’est l’occasion de prendre des décisions.
De celles qui font sortir de la zone de confort, qui vous vont font évoluer, voyager, explorer.
Ou celles qui vous assèchent telle une momie ratatinée.


Pour une traversée dans le désert, c’est l’occasion de remplir votre gourde de curiosité, d’adaptabilité, de générosité et de ténacité.
Ou de vider votre gourde à vouloir refroidir le désert.  Et ça, ce serait assez gourde…

Bonne exploration et plein de révélations.
Julie


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