Comment accepter un compliment avec grâce et élégance

Feb 03, 2021

L’Etoile au firmament

Accepter un compliment, quel exercice périlleux !
88% des personnes associent le fait de recevoir un compliment avec le sentiment d’être appréciées, 70% disent être mal à l’aise.

En clair, un compliment, c’est un peu comme votre dessert préféré quand vous êtes au régime : vous le mangez avec autant de plaisir que de malaise.

Or, savoir recevoir et apprécier un compliment est une compétence à apprendre et maitriser si vous avez envie d’avancer dans la vie.

Car oui, votre Grand-Mère, le Dalaï Lama et moi trouvons cela adorable de vous voir bafouiller au moindre compliment mais pendant que vous refusez le compliment, le collègue l’embarque, la voisine le chope, la cousine l’accepte.

Et c’est pour qui, la promotion ? C’est pour qui le Brad ? C’est pour qui la fève ?

 A force de refuser les compliments, vos atouts ne sont plus mis en lumière, ni en valeur et résultat : ils sont diminués, oubliés, sclérosés.

Donc modestie, je dis oui.
La soumission, je dis non.

 

Le grand écart, un peu de souplesse

Face à un compliment, il y a 2 styles qui mènent la danse :

Les petits rats (ou ballerines) pour qui un compliment est soit une exagération, une flatterie, un mensonge, de la manipulation. Elles sont plutôt dans l’ambiance rat-é, rat-eau, rat-bougries. Une note positive leur fait perdre l’équilibre. Un peu d’admiration et elles se transforment en petite souris.

Les autres, les premières danseuses, un peu casse-noisettes, qui sautillent à la moindre pointe d’attention. Elles raffolent des ronds de jambes et des acclamations.
Ce n’est jamais assez, la lumière n’est jamais assez éclatante, la scène toujours trop petite.
Les compliments leur font tourner la tête et elles aiment cela.

Et le problème est que nous oublions qu’il y a un juste équilibre :
Accepter un compliment sans gêne, sans tralala. Ne pas surjouer la modeste ou la comtesse.
Cela n’est pas forcément naturel mais bonne nouvelle, cela se travaille.

En clair :

- Eviter les non-non-non/ce n’est rien/j’aurai pu faire mieux…ou les je sais/c’est tout ?
- Utiliser le mot magique : merci.
Et si vous êtes dans un grand jour un « cela me fait plaisir ». Sourire ?

Basta. 

 

Du ballet ! Pardon, du balai !

Devinez de qui je vais parler ?!?

Des saboteurs… évidemment. Car si un compliment vous fait tourner de l’œil, c’est parce que les saboteurs y ajoutent leur interprétation.

(pour les personnes qui ne connaissent pas encore les salo… pardon, les saboteurs, ce sont les petits personnages que l’imagination et le cerveau créent pour faire culpabiliser, stagner, ruminer, angoisser…

Plus à ce sujet sur :  Saboteurs

Il y a plusieurs saboteurs de compliments :

  • Le « je fais pitié », c’est pour cela qu’il me faut, enfin qu’ils me font un compliment
  • Le « je dois me justifier », c’est pour cela que je vais leur détailler tous les ingrédients de ma tarte aux pommes ou expliquer comme j’ai dû travailler pour m’offrir ce sac.
  • Le « je dois faire mieux », car forcément un compliment c’est une manière cachée de me dire de m’améliorer
  • Le « je suis géniale, tout le monde m’envie », car en réalité, je ne suis pas sûre de moi et j’ai besoin de reconnaissance
  • Le « c’est intéressé », sinon pourquoi me faire un compliment ?
  • Le « je suis un vilain petit canard », je ne serai jamais un cygne sur son lac.
  • Le « je vais les agresser », comme cela ils vont arrêter.


Apprendre à recevoir un compliment, c’est apprendre à museler ses saboteurs. Car, finalement, un compliment, ce n’est « que » l’opinion de quelqu’un d’autre.
Vous n’avez pas à être d’accord ou à la valider.

Accepter un compliment, c’est d’abord et surtout : s’accepter, s’apprécier.
Estimer sa prestation, valoriser sa réussite, célébrer sa prouesse.

Vous êtes la star de votre show, la chorégraphe de votre vie.
C’est vous qui décidez de la cadence et de la performance.

Les applaudissements et les ovations sont une jolie décoration sonore mais tant que vous n’avez pas congédié les saboteurs, vous ne pourrez pas vivre cette reconnaissance.

Alors, hop, du ballet, la scène est à vous.

En clair :
- Lors du prochain compliment, be awaaaaaare, observez-vous, écoutez ce qui se passe dans votre cerveau. Plus vous prenez conscience des blocages qui vous empêchent d’accueillir les compliments, plus ces blocages diminuent.

- « Chutez » les saboteurs, tape-tapez-vous votre épaule, faites la danse des canards, pour faire tomber la pression et appréciez-vous, soyez fière de vous.

- Puis appréciez et remerciez pour le compliment.

 

 

Gardez la tête haute, telle la danseuse de Degas

Comme toujours, changer ses habitudes ne se fait pas du jour au lendemain.
Tout comme les pointes.

A votre rythme, apprenez à savourer les compliments à leur juste, à votre juste valeur.
Et complimentez-vous sur le chemin. Evidemment…

Et quand quelqu’un vous envoie une fleur ou un bouquet, si vous n’êtes pas à l’aise, n’hésitez à expliquer que vous êtes encore en entrainement « accueil de compliments » et remerciez.

Entrez dans la danse, tout en délicatesse, mais entrez dans la danse.

Je vous tire ma révérence.

Close

Restons en contact via
la newsletter!